La CASSE dénonce fermement les interventions de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, visant à remettre en question le contenu de cours traitant de la Palestine dans plusieurs cégeps. En s’immisçant dans les choix pédagogiques et en légitimant les pressions d’organisations externes, la ministre attaque frontalement la liberté académique et renforce un climat de censure.
L’éducation doit être un espace de débat libre, pas une machine à formater des travailleur·se·s dociles. Nous refusons que le gouvernement décide de ce qui peut ou non être étudié. Face à l’ingérence étatique dans l’éducation supérieure, nous réaffirmons notre engagement pour des institutions académiques autonomes et critiques.
La CASSE dénonce également le génocide en cours contre le peuple palestinien, mené par l’État colonial d’Israël avec la complicité des gouvernements coloniaux canadien et québécois. L’ingérence de la ministre Déry dans les contenus de cours critiques sur la Palestine s’inscrit dans cette même dynamique coloniale et impérialiste qui vise à invisibiliser les crimes de l’État israélien et à museler toute pensée anticoloniale dans nos institutions d’enseignement.
Cette ingérence politique n’est pas anodine : elle vise à restreindre l’accès aux savoirs critiques et à imposer une vision réactionnaire et conservatrice de l’éducation, alignée sur les intérêts de l’État et des classes dominantes. À l’inverse, la CASSE défend une production intellectuelle démocratique et émancipatrice, où les étudiant·e·s ne sont pas de simples réceptacles d’une idéologie, mais des acteur·rice·s du savoir, capables de penser, de critiquer et de transformer le monde qui les entoure.
Notre lutte pour la liberté académique s’inscrit dans un combat plus large pour une éducation véritablement émancipatrice, au service des intérêts populaires. Cela passe par une réappropriation collective de nos institutions d’enseignement, aujourd’hui soumises aux logiques marchandes qui les transforment en entreprises au service du capital plutôt qu’en espaces de savoir critique. Cette logique marchande va de pair avec l’ingérence étatique dans la production des connaissances, qui cherche à limiter la portée des savoirs subversifs et à restreindre les débats sur les oppressions systémiques. Nous refusons que l’éducation soit un outil de reproduction des inégalités sociales et exigeons des institutions académiques au service de la transformation sociale.


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